Il est maintenant clair que les sociétés inégalitaires ont une prévalence accrue d’une multitude de problèmes sociaux, notamment la violence, l’intimidation, les naissances chez les adolescentes, un taux plus élevé d’emprisonnement, la performance scolaire plus basse, la réduction de la mobilité sociale, le faible niveau de confiance et de plus longues heures de travail. […] Les avantages d’une plus grande égalité tendent à être plus importants parmi les pauvres, mais semblent s’étendre à presque toute la population. Une société plus égale pourrait améliorer la qualité de vie de la plupart des gens. (Traduction libre)
Kate E. Pickett et Richard G. Wilkinson
Greater equality and better health: Benefits are largest among the poor, but extend to nearly everyone, British Medical Journal, novembre 2009.
La soupe au caillou
13 juin 20244e plan de lutte contre la pauvreté: sur la nécessité d'une cible ambitieuse
D’après l’article 14 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le gouvernement doit établir dans chacun de ses plans d’action des cibles d’amélioration du revenu pour les personnes assistées sociales et les travailleurs et travailleuses pauvres. Lors de l’étude des crédits budgétaires, le 25 avril dernier, la ministre Rouleau a affirmé qu’il y aurait « certainement » de telles cibles dans le quatrième plan d’action. Est-il permis d’espérer que ces cibles seront moins ridicules que les cibles du dernier plan d’action ? Pour rappel, le troisième plan d’action fixait deux cibles d’amélioration du revenu. La première était de sortir 100 000 personnes de la pauvreté. La seconde était d’augmenter le revenu disponible des personnes assistées sociales considérées comme sans contraintes à l’emploi (celles qui touchent de l’Aide sociale) afin qu’il corresponde à 55 % du seuil de la Mesure du panier de consommation (MPC). Pour le Collectif, un plan de lutte contre la pauvreté digne de ce nom passe nécessairement par une augmentation des revenus des personnes les plus pauvres, qui leur permette au minimum, dans un premier temps, de couvrir leurs besoins de base. RAPPEL: Il est possible de choisir la version pour lecture à l'écran ou la version imprimable. Pour la version imprimée du bulletin, il faut plier la feuille (8.5 x 11) au milieu sur le sens de la longueur, comme un dépliant.Latest news
- Budget du Québec 2025-2026 : Augmenter le revenu des personnes en situation de pauvreté : une priorité 19 mars 2025
- Hausse de 0,35 $ du salaire minimum : Le gouvernement condamne les travailleurs·euses à la pauvreté 31 janvier 2025
- Chèque de 250$ du gouvernement fédéral: encore une aide financière qui va échapper aux plus pauvres 26 novembre 2024
- Mise à jour économique et lutte contre la pauvreté: Une indifférence plus alarmante que jamais de la part du gouvernement 21 novembre 2024
Alors qu’en 1995, il y avait plus de 800 000 personnes prestataires d’assistance sociale, il y en avait un peu plus de 430 000 en novembre 2015. Il s’agit du plus bas niveau des 40 dernières années.
Source: Mireille Lévesque et Pierre Lanctôt (2001), « Chapitre 15 - L’aide sociale », à la p. 341, www.bdso.gouv.qc.ca/docs-ken/multimedia/PB01614FR_Port_soc2001H00F16.pdf ; Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (2015), Rapport statistique sur la clientèle des programmes d’assistance sociale, novembre 2015, p. 1, www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/prestataires-assistance-emploi ; Louise Gagné (2015), « Le nombre d’assistés sociaux à son plus bas au Québec », Journal de Montréal, 27 septembre 2015, www.journaldemontreal.com/2015/09/27/jamais-eu-aussi-peu-de-bs