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	<title>salaire minimum Archives - Collectif pour un Québec sans pauvreté</title>
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	<description>Pour un Québec sans pauvreté, égalitaire et riche de tout son monde</description>
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		<title>Hausse de 0,35 $ du salaire minimum : Le gouvernement condamne les travailleurs·euses à la pauvreté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Heloise]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 23:17:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Collectif pour un Québec sans pauvreté déplore la décision du gouvernement du Québec de n’avoir accordé qu’une risible hausse de 0,35 $ aux travailleuses et travailleurs au salaire minimum, la plus basse en près de dix ans. Alors que la crise du logement et l’insécurité alimentaire frappent le Québec de plein fouet, cette hausse d’à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Collectif pour un Québec sans pauvreté déplore la décision du gouvernement du Québec de n’avoir accordé qu’une risible hausse de 0,35 $ aux travailleuses et travailleurs au salaire minimum, la plus basse en près de dix ans. Alors que la crise du logement et l’insécurité alimentaire frappent le Québec de plein fouet, cette hausse d’à peine 2,22 % arrive comme une claque au visage pour les milliers de Québécois·es au bas de l’échelle salariale. </strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le discours traditionnel ne fonctionne plus : pour sortir de la pauvreté, il ne suffit pas de se trouver un travail. À preuve : la constante augmentation de l’insécurité alimentaire des travailleurs·euses à bas salaires, mise en évidence par le plus récent </span><i><span style="font-weight: 400;">Bilan-Faim</span></i><span style="font-weight: 400;"> des Banques alimentaires du Québec. Ce bilan montre que la proportion des ménages qui ont eu recours à une banque alimentaire et dont l’emploi constituait la principale source de revenus est passée, entre 2021 et 2024, de 14,6 % à 19,6 %. C’est donc dire que près d’une personne sur cinq qui fréquente aujourd’hui une banque alimentaire est sur le marché du travail. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le portrait s’assombrit encore plus lorsqu’on sait qu’il fallait, selon un rapport du Centre canadien de politiques alternatives, 74 heures de travail au salaire minimum en 2024 pour pouvoir payer le loyer d’un logement de type quatre et demie à Montréal. Avec la hausse moyenne de 5,9 % suggérée par le Tribunal administratif du logement pour un logement non chauffé au 1</span><span style="font-weight: 400;">er</span><span style="font-weight: 400;"> juillet 2025, la plus haute hausse en 30 ans, l’étau de la pauvreté se resserre de façon alarmante. En établissant le salaire minimum à un taux aussi bas que 16,10 $ l’heure, le ministre Boulet abandonne les travailleur·euses à leur sort.  </span></p>
<p><b>Citations</b><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« Il faut le dire : dans le contexte actuel, un gouvernement qui permet aux employeurs de payer leur personnel à 16,10 $ de l’heure, c’est un gouvernement qui est à l’aise avec l’idée de condamner une personne à la pauvreté, même si elle travaille à temps plein.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« Pour avoir un revenu viable, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques calcule que le salaire minimum devrait se situer entre 20 $ et 30 $ de l’heure, selon la localité. Pour la ville de Montréal, par exemple, ce serait 27 $ de l’heure. Donc 0,35 $ d’augmentation, c’est au mieux un “plaster” sur une plaie ouverte. » </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">– Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté </span></p>
<p><b>À propos du collectif</b><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Actif depuis 1998, le Collectif pour un Québec sans pauvreté regroupe 40 organisations nationales québécoises, populaires, communautaires, syndicales, religieuses, féministes, étudiantes, coopératives ainsi que des collectifs régionaux dans la plupart des régions du Québec. Des centaines de milliers de citoyen∙nes adhèrent à ces organisations qui ont dans leur mission la lutte à la pauvreté, la défense des droits et la promotion de la justice sociale. Depuis le début, le Collectif travaille en étroite association AVEC les personnes en situation de pauvreté. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">– 30 –   </span></p>
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		<title>Hausse du salaire minimum à 15,75$: À peine de quoi couvrir ses besoins de base!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 13:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre du Travail, Jean Boulet, vient d’annoncer une hausse de 0,50 $ du salaire minimum, ce qui le portera à 15,75 $ le 1er mai prochain. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté se désole que le gouvernement du Québec décide, encore une fois, de laisser tomber les travailleurs et les travailleuses au bas [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre du Travail, Jean Boulet, vient d’annoncer une hausse de 0,50 $ du salaire minimum, ce qui le portera à 15,75 $ le 1<sup>er</sup> mai prochain. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté se désole que le gouvernement du Québec décide, encore une fois, de laisser tomber les travailleurs et les travailleuses au bas de l’échelle qui, même en travaillant à temps plein, demeureront dans la pauvreté.</p>
<h1><strong>Travailler et rester pauvre</strong></h1>
<p>Au Québec, le seuil de la Mesure du panier de consommation est actuellement estimé à 24 200 $ pour une personne seule. C’est le montant nécessaire pour arriver à couvrir ses besoins essentiels (logement, alimentation, transport, habillement et autres nécessités). Il s’agit ici du strict minimum, de ce qu’il faut pour atteindre « un niveau de vie modeste » selon Statistique Canada. Avec un taux horaire de 15,75 $, une personne seule travaillant au salaire minimum à temps plein (35 heures par semaine) comptera sur un revenu disponible à peine supérieur. Selon les paramètres fiscaux de 2023, celui-ci serait d’environ 25 600 $.</p>
<p>« <em>Avec un tel salaire minimum, il ne faudra pas se surprendre de voir continuer d’augmenter le nombre de travailleuses et de travailleurs ayant recours aux services des banques alimentaires</em>, souligne la porte-parole du Collectif, Virginie Larivière. <em>Rappelons que, d’après le dernier Bilan-Faim, les personnes ayant un emploi comme principale source de revenus représentaient 18,5 % des gens aidés par des banques alimentaires en 2023.</em></p>
<p>« <em>N’est-ce pas le genre de statistique qui devrait alarmer le gouvernement? Le premier ministre reconnaissait lui-même, à la fin de 2022, qu’il devait être difficile de vivre dignement avec un salaire minimum à 18 $ l’heure. Comment son gouvernement peut-il oser, en 2024, annoncer une hausse aussi ridicule, qui portera le salaire minimum à seulement 15,75 $ l’heure?</em> »</p>
<h1><strong>Combien faudrait-il pour sortir de la pauvreté?</strong></h1>
<p>Pour le Collectif, il est évident que le travail à temps plein devrait minimalement permettre aux travailleuses et aux travailleurs de sortir de la pauvreté; leur permettre de vivre au-delà du strict minimum, d’épargner, de faire face aux imprévus, d’avoir des loisirs, de faire des choix!</p>
<p>« <em>Deux indicateurs nous donnent une idée du montant qu’il faudrait pour vivre hors de la pauvreté</em>, poursuit Virginie Larivière. <em>En 2023, la MFR-60 était estimée à 33 700 $ et le Revenu viable, calculé par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, à 32 200 $ pour une personne seule (montants indexés selon l’IPC). Pour qu’une personne seule puisse disposer de revenus disponibles équivalents en travaillant 35 heures par semaine, le salaire minimum devrait se situer quelque part entre 22 $ et 23 $.</em></p>
<p>« <em>Comme on voit, l’écart est énorme entre ce que propose le gouvernement (15,75 $ l’heure) et ce qu’il faudrait pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs au salaire minimum de sortir de la pauvreté (entre 22 $ et 23 $ l’heure). Visiblement, à ses yeux, certaines personnes méritent des « jobs payantes », mais d’autres méritent de demeurer dans la pauvreté, même en travaillant à temps plein</em>. »</p>
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		<title>1er mai et hausse du salaire minimum: Le gouvernement regarde les travailleuses et les travailleurs s’appauvrir sans broncher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2022 14:07:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[Minimum 18$]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er mai, le salaire minimum passe à 14,25 $ au Québec, une augmentation de 75 cents. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté considère cette faible hausse comme irresponsable et insultante pour les centaines de milliers de travailleurs et travailleuses qui vivent dans la pauvreté et qui perdent chaque jour un peu plus de leur pouvoir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1<sup>er</sup> mai, le salaire minimum passe à 14,25 $ au Québec, une augmentation de 75 cents. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté considère cette faible hausse comme irresponsable et insultante pour les centaines de milliers de travailleurs et travailleuses qui vivent dans la pauvreté et qui perdent chaque jour un peu plus de leur pouvoir d’achat.</p>
<h1><strong>Des travailleuses et des travailleurs qui s’appauvrissent</strong></h1>
<p>Rappelons que, depuis l’automne dernier, le Collectif revendique un salaire minimum d’au moins 18 $ l’heure. C’est le montant qu’il faut pour espérer sortir de la pauvreté en travaillant à temps plein au Québec. En 2021, 855 100 travailleuses et travailleurs gagnaient 18 $ l’heure ou moins.</p>
<p>« <em>Avec son augmentation ridicule du salaire minimum, non seulement le gouvernement refuse-t-il d’aider ces personnes à sortir de la pauvreté, mais il les regarde s’appauvrir sans broncher</em>, lance la porte-parole du Collectif, Virginie Larivière. <em>En effet, la hausse de 75 cents n’accote même pas la hausse du coût de la vie des 12 derniers mois. Alors que l’Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 6,7 % de mars 2021 à mars 2022 au Québec ─ du jamais-vu dans les 30 dernières années ─ la hausse de 75 cents du salaire minimum correspond à une augmentation de 5,5 %</em>. »</p>
<p>« <em>Et précisons que ce sont seulement les personnes gagnant moins de 14,25 $ qui profiteront de cette hausse insuffisante. Pour toutes les personnes gagnant entre 14,25 $ et 18 $, c’est le statu quo. Déjà, en novembre dernier, les <a href="https://banquesalimentaires.org/plus-de-600-000-quebecois-se-tournent-chaque-mois-vers-les-banques-alimentaires-du-quebec/" target="_blank" rel="noopener">Banques alimentaires du Québec</a> nous rappelaient que le nombre de personnes avec des revenus d’emploi qui ont eu recours à leurs services a connu une hausse de 40 % entre mars 2019 et mars 2021, en raison de la pandémie et de la forte inflation</em>. <em>Tout porte à croire que la tendance n’est pas près de s’inverser… et le gouvernement s’en lave les mains! »</em></p>
<h1><strong>Un ministre dépassé</strong></h1>
<p>Pendant ce temps, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, nous apprenait <a href="https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2022-03-31/boulet-predit-un-salaire-minimum-a-15-l-heure-en-2023.php" target="_blank" rel="noopener">le 31 mars dernier</a> qu’il n’est « pas fermé du tout » à l’idée que le salaire minimum atteigne ou même dépasse les 15 $ l’heure en 2023, en autant que le salaire horaire moyen augmente à 30 $ ou plus.</p>
<p>Virginie Larivière poursuit : « <em>En dehors du fait que ce montant est complètement dépassé, le vrai problème, c’est que le ministre se cache derrière un postulat économique fort douteux pour justifier ses hausses timides. Selon ce postulat, un salaire minimum dépassant 50 % du salaire horaire moyen entraînerait de lourdes pertes d’emploi. Plusieurs provinces canadiennes ont toutefois dépassé ce seuil au cours des dernières années, que ce soit la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique, l’Ontario, l’Alberta ou l’Île-du-Prince-Édouard, et ce, sans impacts négatifs sur l’emploi.</em></p>
<p>« <em>Un autre argument invoqué par le ministre Boulet est qu’il veut ménager les entreprises qui ne l’ont pas eu facile pendant la pandémie. Mais pourquoi ne se laisse-t-il pas guider par la même empathie envers les travailleuses et les travailleurs à faible revenu, qui en ont aussi arraché pendant la crise sanitaire? Pourquoi un tel parti pris? Pourquoi serait-ce aux travailleuses et aux travailleurs de payer la note?</em> »</p>
<h1><strong>Pour vivre comme du monde</strong></h1>
<p>Le 1<sup>er</sup> mai, ce n’est pas seulement le jour de l’entrée en vigueur de la hausse du salaire minimum. C’est aussi la <em>Journée internationale des travailleuses et des travailleurs</em>, qui se tient cette année sous le thème « Pour vivre comme du monde ». Aux côtés de ses partenaires de la <a href="https://www.facebook.com/Coalitionminimum18" target="_blank" rel="noopener">coalition Minimum 18$</a>, le Collectif participera aux activités de cette journée pour rappeler au gouvernement que, pour vivre comme du monde, il faut notamment un salaire minimum d’au moins 18 $ l’heure.</p>
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		<title>Du 1er avril au 1er mai</title>
		<link>https://archive.pauvrete.qc.ca/document/soupe-460/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2022 12:50:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1er avril]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[Minimum 18$]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette édition de La Soupe au caillou, le Collectif vous invite à participer aux activités prévues un peu partout au Québec à l&#8217;occasion de la Fête internationale des travailleurs et des travailleuses pour rappeler au gouvernement que, «pour vivre comme du monde» (qui est le thème de cette année), ça prend un salaire décent! [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/document/soupe-460/">Du 1er avril au 1er mai</a> est apparu en premier sur <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca">Collectif pour un Québec sans pauvreté</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans cette édition de La Soupe au caillou, le Collectif vous invite à participer aux activités prévues un peu partout au Québec à l&rsquo;occasion de la Fête internationale des travailleurs et des travailleuses pour rappeler au gouvernement que, «pour vivre comme du monde» (qui est le thème de cette année), ça prend un salaire décent! Différentes citations recueillies auprès des travailleuses et de travailleurs à faible revenu nous rappellent la différence qu&rsquo;une véritable hausse du salaire minimum pourrait faire dans la vie des gens.</p>
<p>Vous trouverez aussi un bref bilan de l&rsquo;action du visibilité du 1er avril qui visait à rappeler au gouvernement du Québec qu’une personne sur dix ne couvre pas ses besoins de base et qu’il est urgent qu’il agisse pour mettre fin à ce scandale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>RAPPEL:</strong></p>
<p>Vous pouvez choisir la version pour lecture <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/document/soupe-460/?wpdmdl=19265&amp;ind=1" target="_blank" rel="noopener">à l&rsquo;écran</a> ou la version <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/document/soupe-460/?wpdmdl=19265&amp;ind=0" target="_blank" rel="noopener">imprimable</a>. Pour la version imprimée du bulletin, il faut plier la feuille (8.5 X 11) au milieu sur le sens de la longueur, comme un dépliant.</p>
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		<item>
		<title>Minimum 18$: une coalition pour un salaire décent</title>
		<link>https://archive.pauvrete.qc.ca/minimum18-coalition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 13:40:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[Minimum 18$]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle coalition a récemment vu le jour pour revendiquer un salaire minimum décent. Composée d’une dizaine[1] de partenaires communautaires et syndicaux considérant que le temps était venu de revoir la cible de 15$ l’heure portée pendant cinq ans, la coalition entend talonner le gouvernement pour qu’il hausse, le plus rapidement possible, le salaire minimum [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/minimum18-coalition/">Minimum 18$: une coalition pour un salaire décent</a> est apparu en premier sur <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca">Collectif pour un Québec sans pauvreté</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle coalition a récemment vu le jour pour revendiquer un salaire minimum décent. Composée d’une dizaine<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> de partenaires communautaires et syndicaux considérant que le temps était venu de revoir la cible de 15$ l’heure portée pendant cinq ans, la coalition entend talonner le gouvernement pour qu’il hausse, le plus rapidement possible, le salaire minimum à au moins 18$ l’heure. D’où son nom: Minimum 18$!</p>
<p><span style="color: #ff0000;">(Article de la porte-parole du Collectif, Virginie Larivière, tiré du <span style="color: #3366ff;"><a style="color: #3366ff;" href="http://www.fafmrq.org/wp-content/uploads/2022/03/LiaisonVF_Mars2022_LowRes.pdf" target="_blank" rel="noopener">bulletin de la FAFMRQ</a></span> de mars 2022)</span></p>
<h1><strong>TRAVAILLER ET RESTER PAUVRE</strong></h1>
<p>Depuis 2019, la mesure du panier de consommation (MPC) est le seuil officiel de pauvreté au Canada. La MPC mesure le montant minimal que doit débourser une personne ou une famille pour couvrir ses besoins de base (nourriture, habillement, logement, transport, autres biens et services). Toutefois, pour les partenaires de Minimum 18$, la simple couverture des besoins de base ne saurait représenter la sortie de pauvreté<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<p>Pour asseoir sa revendication sur une base plus ambitieuse, la coalition a retenu deux autres indicateurs, soit la Mesure de faible revenu à 60 % du revenu médian (MFR-60) de Statistique Canada et le Revenu viable de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques. Selon ces indicateurs, le montant de 18$ représente le taux horaire minimum nécessaire pour qu’une personne qui travaille à temps plein toute l’année puisse espérer sortir de la pauvreté au Québec.</p>
<p>En 2020, plus de mille personnes avec un salaire de 20$ l’heure ou moins ont répondu à un sondage du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Le sondage cherchait entre autres à savoir ce qui changerait dans la vie des personnes au bas de l’échelle advenant une augmentation importante du salaire minimum.</p>
<p><strong>Les réponses, éloquentes, illustrent bien le poids de la pauvreté dans le quotidien, mais aussi dans le parcours d’une vie.</strong></p>
<blockquote><p><em>J’aurais sûrement eu un parcours scolaire plus facile et plus rapide qui m’aurait permis de rentrer sur le marché du travail plus rapidement, mais quand il faut que tu travailles en allant au cégep… moi, ça m’a pris quatre ans faire mon préuniversitaire en sciences pures. Le fait que ça a pris quatre ans, ça retarde tout, le fait que t’es pognée dans ton salaire minimum plus longtemps parce qu’il faut que tu travailles plus pour subvenir à tes besoins, tu n’as pas le temps de te consacrer à tes études</em>. (Amélie, agente en sensibilisation communautaire)</p>
<p><em>Avoir un meilleur salaire pour moi ça ferait en sorte que je pourrais probablement move out de mon appartement où il y a de la moisissure et régulièrement des infestations et dans lequel je partage ma chambre</em>. (Sophie, barista)</p>
<p><em>[Je ferais des] économies! Des économies, moi je veux dire, je n’ai pas de caisse de retraite, je n’ai pas de fonds de pension là, [avec] ma job, moi, je n’aurai rien en finissant pis je vais être usée à la corde</em>. (Mary Ann, éducatrice et préposée)</p>
<p><em>Ce qui m’a impacté le plus, c’est quand j’ai réalisé que je n’avais même pas les moyens de payer un cours de danse de 15 semaines à mon enfant</em>. (Luc, travailleur dans le commerce)</p></blockquote>
<p>Comme un vieux disque qui saute, les groupes patronaux et le gouvernement répètent depuis des années que le meilleur rempart contre la pauvreté, c’est l’emploi. Or, cette affirmation est fausse pour les travailleurs et travailleuses rémunéré·es au salaire minimum! Et malheureusement, elle restera fausse après la hausse de 0,75$ qui portera le salaire minimum à 14,25$ l’heure le 1er mai prochain.</p>
<p>Selon le <em>Bilan-Faim</em>, un rapport produit par les Banques alimentaires du Québec, le nombre de personnes avec des revenus d’emploi qui ont eu recours à leurs services a connu une hausse de 40% entre mars 2019 et mars 2021. Cette hausse serait attribuable à la pandémie et à la forte poussée inflationniste des derniers mois. Dans un contexte où aliments, logement et transport connaissent une augmentation sans précédent depuis 1991, la nécessité d’augmenter de façon importante le salaire minimum, et ce, le plus rapidement possible, apparaît plus que jamais comme une évidence.</p>
<h1><strong>DÉCONSTRUIRE LES MYTHES</strong></h1>
<p>Malgré tout, les groupes patronaux, comme à leur habitude, appellent le gouvernement à la prudence, arguant qu’une hausse trop élevée du salaire minimum entraînerait de nombreux effets négatifs : perte massive d’emplois, décrochage scolaire, hausse des prix à la consommation. Or, aucune de ces prévisions alarmistes, essentiellement basées sur des modèles et des théories économiques, ne résiste à une analyse empirique sérieuse. L’analyse des effets de certaines augmentations substantielles du salaire minimum montre que les catastrophes qui avaient été annoncées ne se sont pas concrétisées. Pour le dire simplement : plusieurs mythes sont colportés année après année par le patronat et le gouvernement!</p>
<p>Un des mythes les plus tenaces veut qu’un salaire minimum trop élevé entraîne la destruction de milliers d’emplois. Or, des études démentent ce mythe. C’est le cas notamment des travaux de David Card et Alan Kruger<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, qui arrivent à la conclusion que la hausse de 19% du salaire minimum au New Jersey en 1992 n’avait pas engendré de perte d’emplois. En observant les effets de la hausse après son entrée en vigueur, les chercheurs sont arrivés à des résultats beaucoup plus nuancés que ceux obtenus à partir des prédictions habituelles.</p>
<p>À l’époque, les travaux de ces deux économistes ont suscité énormément de controverse, tant ils bouleversaient les assises théoriques développées sur le sujet. En 2021, près de trente ans après leur publication, ces travaux ont valu à David Card<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> d’être nommé co-lauréat du prix Nobel d’économie.</p>
<p>Un autre exemple: en 2011, le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé une augmentation du salaire minimum de 28%. Gelé depuis presque 10 ans, le salaire minimum allait passer de 8$ à 10,25$ l’heure. Préoccupé par cette annonce, l’Institut Fraser avait prédit que, selon sa boule de cristal, cette hausse entraînerait la perte de plus de 52000 emplois chez les jeunes de moins de 25 ans, soit 16% des emplois occupés par ce groupe d’âge. La hausse entra en vigueur, telle qu’annoncée.</p>
<p>Le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a analysé les effets de cette hausse sur l’emploi des jeunes salarié·es: non seulement les pertes d’emplois ont été bien moindres que celles annoncées par l’Institut Fraser (3800 emplois, ou 1,6%, chez les 15 à 24 ans entre 2010 et 2013), mais le taux d’emploi a par la suite augmenté pour se rétablir, en 2015, au même niveau qu’en 2010. De quoi renoncer à cette boule de cristal, non ? D’autant que les résultats obtenus par Card et Kruger et par le CCPA ne sont pas des cas isolés<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>.</p>
<p>Il serait également temps que le gouvernement délaisse l’argument de l’économiste Pierre Fortin qui prétend que le salaire minimum doit idéalement équivaloir à 47% du salaire moyen, et ne jamais dépasser 50%. Selon Fortin, «chaque fois qu’on augmente ce rapport d’un point de pourcentage, on détruit 8000 emplois<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>».</p>
<p>Après avoir limité le salaire minimum à 47% du salaire moyen à partir de la fin des années 1990, le gouvernement, sous la pression du mouvement réclamant 15$ l’heure, a déplacé en 2017 le curseur du ratio, afin de fixer le salaire minimum à 50% du salaire moyen. Les prophéties de Fortin ne se sont pas réalisées. Elles ne se sont pas réalisées non plus sur le marché de l’emploi de la Nouvelle-Écosse, de la Colombie-Britannique, de l’Ontario, de l’Alberta et de l’Île-du-Prince-Édouard, qui ont vu passer au cours des dernières années leur ratio au-delà du seuil de 50%. Certaines d’entre elles l’ont même fait passer au-delà de 55%. Voilà qui ébranle sérieusement la théorie de M. Fortin.</p>
<h1><strong>18$ L’HEURE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE</strong></h1>
<p>Que le patronat élabore son discours à partir d’énoncés qui vont dans le sens de ses intérêts, cela n’a rien de surprenant. Mais que le gouvernement reprenne à son compte ces mêmes énoncés pour déterminer le taux du salaire minimum et refuse catégoriquement d’augmenter le salaire minimum au-delà de 50% du salaire moyen, voilà qui est dérangeant.</p>
<p>Il est non seulement possible d’augmenter de façon importante le salaire minimum, il est même souhaitable de le faire! Même le journal britannique <em>The Economist</em> — qui n’est pas reconnu pour ses analyses de gauche — plaidait récemment qu’il est temps de revoir nos façons d’étudier les effets du salaire minimum<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>.</p>
<p>Qu’attend donc le gouvernement pour s’intéresser à ces travaux et s’en inspirer? Qu’attend-il donc pour rendre véridique l’affirmation voulant que le travail soit le meilleur rempart contre la pauvreté? Qu’attend-il pour augmenter le salaire minimum à 18$ l’heure?</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Le Front de défense des non-syndiqué·es, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la Centrale des syndicats démocratiques, la Centrale des syndicats du Québec, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Pour une critique de l’indifférenciation entre «couverture des besoins de base» et «sortie de la pauvreté» et des implications qui en découlent, voir Ducharme et Dupuis, Seuil officiel de pauvreté: une confusion à dénoncer. Le Devoir, section Libre opinion, 13 novembre 2018. URL: https://www.ledevoir.com/ opinion/libre-opinion/541198/seuil-officiel-de-pauvrete-uneconfusion-a-denoncer</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Card et Kruger, 1994. Minimum Wages and Employment: A Case Study of the Fast-Food Industry in New Jersey and Pennsylvania, The American Economic Review, Vol. 84, No. 4., pp. 772-793. URL: https://davidcard.berkeley.edu/papers/ njmin-aer.pdf</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Puisque Alan Kruger est décédé en 2009 et que le Nobel n’est pas remis à titre posthume, seul David Card l’a reçu</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Voir notamment : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (2021), Analyse d’impact économique – Révision du taux général du salaire minimum, p.28; Direction des statistiques du travail et de la rémunération (2011), Hausse du salaire minimum au Québec et évolution de l’emploi : que disent les données statistiques?, feuillet de l’Institut de la statistique du Québec Doucouliagos et Stanley (2009), Publication Selection Bias in Minimum-Wage Research? A Meta-Regression Analysis, British Journal of Industrial Relations, pp.406-428</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Radio-Canada, 2016. Le salaire minimum à 15 $, «une bombe atomique», selon Pierre Fortin. URL: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/809095/salaire-minimum-fortin-15-dollars-emplois-education [consulté en ligne le 4 février 2022]</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> The Economist, 2020. What harm do minimum wages do? URL: https://www.economist.com/schools-brief/2020/08/15/what-harmdo-minimum-wages-do [consulté en ligne le 4 février 2022]</p>
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		<title>Pour un budget qui aide durablement les personnes en situation de pauvreté</title>
		<link>https://archive.pauvrete.qc.ca/pour-un-budget-qui-aide-durablement-les-personnes-en-situation-de-pauvrete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 09:08:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Budget Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres ouvertes]]></category>
		<category><![CDATA[Budget du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[mpc]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monsieur Girard, vous semblez prêt à agir pour permettre aux gens de faire face à la forte augmentation du coût de la vie des derniers mois. Vous avez déjà annoncé que votre budget du 22 mars comprendra des mesures pour « aider le portefeuille » des gens. (lettre de par Virginie Larivière et Serge Petitclerc, porte-parole du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Girard, vous semblez prêt à agir pour permettre aux gens de faire face à la forte augmentation du coût de la vie des derniers mois. Vous avez déjà annoncé que votre budget du 22 mars comprendra des mesures pour « aider le portefeuille » des gens.</p>
<p>(<em>lettre de par Virginie Larivière et Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté</em>)</p>
<p>Comme vous savez, les hausses de prix, qu’il s’agisse de transport, de nourriture ou de logement, affectent davantage les personnes en situation de pauvreté. Quand quelqu’un n’arrive déjà pas à manger trois repas par jour, chaque augmentation de prix l’oblige à couper… dans ce qui faisait déjà défaut.</p>
<p>Non seulement devez-vous accorder une attention spéciale aux personnes en situation de pauvreté dans votre prochain budget, mais vous devez également éviter le piège des mesures ponctuelles et cosmétiques. Des mesures comme la « prestation exceptionnelle pour le coût de la vie » versée en janvier dernier, ça ne règle rien de rien.</p>
<p>Bien sûr, il faut agir rapidement, mais, pour permettre aux gens de sortir durablement la tête de l’eau, vous devez privilégier des mesures structurantes. Voici trois recommandations qui vont dans ce sens et que vous devriez considérer.</p>
<p><strong>1. Rehausser les protections publiques pour assurer à tous les ménages un revenu au moins égal à la MPC</strong></p>
<p>Au Québec, 800 000 personnes en moyenne disposent d’un revenu inférieur à la Mesure du panier de consommation (MPC); c’est une personne sur dix qui n’a pas assez d’argent pour couvrir ses besoins essentiels et doit donc se priver régulièrement, au péril de sa santé et de sa dignité.</p>
<p>Pourtant, selon la <em>Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale</em>, le gouvernement est tenu de « rehausser le revenu accordé aux personnes et aux familles en situation de pauvreté, en tenant compte de leur situation particulière et des ressources dont elles disposent pour couvrir leurs besoins essentiels ».</p>
<p>Monsieur le Ministre, la couverture des besoins de base ne devrait pas être vue comme un luxe; c’est un minimum.</p>
<p><strong>2. Fixer le salaire minimum au moins à 18 $ l’heure</strong></p>
<p>Pour sortir de la pauvreté, il faut au moins 18 $ l’heure à une personne travaillant 35 heures par semaine. Avec la hausse de 75 cents prévue le 1<sup>er</sup> mai prochain, le taux passera à 14,25 $ l’heure, ce qui permettra à peine aux travailleuses et aux travailleurs de couvrir leurs besoins de base.</p>
<p>Monsieur le Ministre, il est temps que votre gouvernement cesse de se soucier uniquement du bien-être des entreprises et porte attention au sort des travailleuses et des travailleurs au bas de l’échelle.</p>
<p><strong>3. Procéder à un réinvestissement massif et immédiat dans les services publics</strong></p>
<p>Les services publics jouent un rôle fondamental dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités socioéconomiques en participant à la redistribution de la richesse. Si la pandémie a rappelé leur importance capitale, elle a aussi révélé à quel point plusieurs d’entre eux souffrent de sous-financement chronique depuis des années. Et à quel point ce sous-financement a d’abord des répercussions sur les moins nanti∙es.</p>
<p>Un réinvestissement massif et immédiat est nécessaire, et nous tenons à vous rappeler ici quelques mesures concrètes qui pourraient faire une grande différence dans la vie des personnes en situation de pauvreté.</p>
<p>Par exemple, pourquoi ne pas procéder à un gel des tarifs d’électricité en cette période de forte inflation et ne pas redonner à la Régie de l’énergie le mandat de fixer le tarif résidentiel de l’électricité?</p>
<p>Pourquoi ne pas respecter vos engagements et injecter les sommes nécessaires dans le programme AccèsLogis pour livrer la totalité des logements sociaux déjà prévus? Pourquoi ne pas financer sans plus tarder un grand chantier de 50 000 logements sociaux en cinq ans?</p>
<p>Ou pourquoi ne pas enfin investir, de manière récurrente, 460 millions $ supplémentaires dans le financement à la mission globale des organismes d’action communautaire autonome?</p>
<h1><strong>Une personne sur dix</strong></h1>
<p>Au moment de réviser votre budget, Monsieur le Ministre, nous espérons que vous garderez cette statistique toute simple en tête : même avant la pandémie, même avant la récente flambée des prix, une personne sur dix au Québec n’arrivait pas à couvrir ses besoins essentiels. Vous avez la responsabilité de leur offrir des mesures qui contribueront à améliorer durablement leurs conditions de vie. Vous ne pouvez pas les décevoir une fois de plus.</p>
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		<title>Dépôt d&#8217;un avis: «Maintenir les travailleuses et les travailleurs au salaire minimum dans la pauvreté : quel choix consternant du gouvernement!»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2022 14:17:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[MInimum18$]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre des consultations portant sur le projet de règlement modifiant le salaire minimum, la coalition Minimum18$ dépose aujourd’hui un avis portant sur le salaire minimum au Québec. Les avantages d’une hausse du salaire minimum à 18 $ l’heure sont trop nombreux pour que le ministre du Travail, Jean Boulet, refuse d’en tenir compte. Les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre des consultations portant sur le projet de règlement modifiant le salaire minimum, la coalition Minimum18$ dépose aujourd’hui <strong><a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/wp-content/uploads/2022/03/2022-03-04_Minimum18-Avis-sur-reglement-salaire-minimum-2022.pdf" target="_blank" rel="noopener">un avis</a></strong> portant sur le salaire minimum au Québec. Les avantages d’une hausse du salaire minimum à 18 $ l’heure sont trop nombreux pour que le ministre du Travail, Jean Boulet, refuse d’en tenir compte.</p>
<h1><strong>Les avantages d’un salaire minimum à 18 $</strong></h1>
<p>D’entrée de jeu, les membres de la coalition Minimum18$, qui regroupe plusieurs acteurs syndicaux, communautaires et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs, rappellent que, selon les principaux indicateurs, il faut au moins 18 $ l’heure au Québec pour qu’une personne travaillant à temps plein puisse espérer sortir de la pauvreté.</p>
<p>Selon la porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Virginie Larivière, « <em>en décidant de hausser le salaire minimum à un maigre 14,25 $ l’heure le 1<sup>er</sup> mai prochain, le gouvernement a fait un choix consternant : celui de maintenir dans la pauvreté des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qui gagnent moins de 18 $ l’heure, dont une majorité sont des femmes. Pour une semaine de 35 heures, cela fait à peine 500 $&#8230; avant les déductions. Comment les membres du gouvernement croient-ils que tous ces travailleurs et travailleuses peuvent arriver à la fin du mois à payer leur loyer et leur nourriture et à prendre soin de leurs enfants avec un tel revenu?</em> »</p>
<p>Par ailleurs, l’avis présenté au ministre Boulet aujourd’hui détaille les nombreux avantages qu’une hausse du salaire minimum à 18 $ pourrait avoir également pour les employeurs dans le contexte actuel du marché de l’emploi. Ceux-ci pourraient épargner sur les coûts engendrés par le roulement de personnel (notamment en matière de formation et d’encadrement), améliorer leur productivité en comptant sur une main-d’œuvre motivée offrant un meilleur rendement et se concentrer sur la qualité de la production plutôt que sur la stabilisation de leur main-d’œuvre.</p>
<h1><strong>Des arguments macroéconomiques sans fondement</strong></h1>
<p>L’autre pan de l’avis de Minimum18$ démontre que les arguments macroéconomiques mis de l’avant par le gouvernement pour justifier une approche conservatrice dans la fixation du salaire minimum sont sans fondement.</p>
<p>«<em> Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à plafonner le salaire minimum à 50 % du salaire horaire moyen? Ce ratio est pourtant dépassé par l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique sans que l’on ait constaté la dévastation annoncée. Différentes études ont largement dédramatisé les impacts prévus par l’économiste Pierre Fortin</em> », rappelle le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.</p>
<p>Alors que l’inflation atteint des sommets, certaines voix s’élèvent pour dénoncer l’impact multiplicateur qu’aurait une hausse substantielle du salaire minimum.</p>
<p>Mais Denis Bolduc rappelle que «<em> limiter la hausse du salaire minimum n’est pas seulement une mauvaise manière d’aborder le problème; c’est une façon de faire qui pénalise ceux et celles qui sont touchés le plus durement par les variations à la hausse des prix des biens de première nécessité comme l’alimentation et l’habitation. Il ne faut pas oublier que </em><em>les travailleuses et les travailleurs à bas salaire correspondent à une fraction réduite de la masse salariale globale du Québec : une hausse significative de leur rémunération ne peut, par définition, qu’avoir un impact limité sur les prix. Selon que l’on considère les effets directs seulement ou également les effets indirects d’une hausse à 18 $ sur les coûts des entreprises, les prix varieraient de manière assez limitée avec une hausse se maintenant sous la barre du 1 %</em>. »</p>
<h1><strong>Lutter contre la pauvreté tout en stimulant l’économie</strong></h1>
<p>Au final, l’avis de la coalition Minimum18$ tend à démontrer que le contexte de relance économique post-COVID, doublé d’un contexte de rareté et de pénurie de main-d’œuvre, offre une occasion inespérée pour s’attaquer à la pauvreté en augmentant substantiellement le salaire minimum tout en stimulant l’économie. Déjà, rappelle la coalition, de nombreux employeurs du secteur du commerce au détail, de la restauration et du tourisme, qui regroupe une forte part des travailleuses et des travailleurs au salaire minimum, n’ont eu d’autre choix que de hausser leur salaire pour obtenir la main-d’œuvre recherchée.</p>
<h1>Lien vers <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/wp-content/uploads/2022/03/2022-03-04_Minimum18-Avis-sur-reglement-salaire-minimum-2022.pdf" target="_blank" rel="noopener">l’avis de la coalition Minimum18$</a></h1>
<h1><strong>À propos</strong></h1>
<p>La coalition Minimum18$ revendique la hausse du salaire minimum à 18 $, et ce, le plus rapidement possible. Les organisations qui en font partie : APTS, CSN, CSQ, CSD, FTQ, SFPQ, SPGQ, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Front de défense des non-syndiqué-es, Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.</p>
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		<title>Budget du Québec: L’urgence de mettre en oeuvre des mesures structurantes de lutte contre la pauvreté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Feb 2022 17:34:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Budget Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Budget du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[crise sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[mpc]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[services publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Collectif pour un Québec sans pauvreté enjoint au gouvernement du Québec d’assumer ses responsabilités et d’agir dès le prochain budget pour aider les personnes en situation de pauvreté à sortir la tête de l’eau. Dans son mémoire prébudgétaire, le Collectif lui recommande différentes mesures structurantes visant à faire reculer la pauvreté au Québec, des [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/budget2022-comm/">Budget du Québec: L’urgence de mettre en oeuvre des mesures structurantes de lutte contre la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca">Collectif pour un Québec sans pauvreté</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Collectif pour un Québec sans pauvreté enjoint au gouvernement du Québec d’assumer ses responsabilités et d’agir dès le prochain budget pour aider les personnes en situation de pauvreté à sortir la tête de l’eau. Dans son <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/document/memoire-budget-2022/">mémoire prébudgétaire</a>, le Collectif lui recommande différentes mesures structurantes visant à faire reculer la pauvreté au Québec, des mesures à mettre en œuvre de toute urgence et à long terme.</p>
<h1><strong>Crise sanitaire et hausse du coût de la vie</strong></h1>
<p>Les personnes en situation de pauvreté ont été durement frappées par la crise sanitaire et, maintenant, par une importante hausse du coût de la vie. Cette situation a notamment mené à une augmentation de 37 % du nombre de paniers de provisions distribués chaque mois par les banques alimentaires entre 2019 et 2021.</p>
<p>« Faut-il rappeler que, malgré la gravité de la crise, le gouvernement a refusé pendant des mois d’offrir toute aide financière supplémentaire aux personnes en situation de pauvreté? Ce n’est que le mois dernier qu’il a finalement versé une “prestation exceptionnelle pour le coût de la vie” de 275 $ aux personnes seules (200$ pour les personnes vivant en couple ou en colocation) », rappelle le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, monsieur Serge Petitclerc. Mais il s’agissait d’un coup de pouce bien tardif et bien insuffisant, qui a été perçu par plusieurs comme une insulte compte tenu de l’ampleur des besoins.</p>
<p>« En effet, comment croire qu’une aide ponctuelle de 275 $ va changer quelque chose dans la vie d’une personne qui n’arrive pas à manger trois repas par jour ou qui ne peut se permettre de chauffer adéquatement son logement? Il aurait été beaucoup plus judicieux, par exemple, de prévoir une bonification permanente du crédit d’impôt pour solidarité, qui n’a connu aucune augmentation depuis sa création en 2012. »</p>
<h1><strong>Les 3 recommandations principales du Collectif</strong></h1>
<p>Le Collectif invite le gouvernement à changer radicalement d’approche dans son prochain budget. Monsieur Petitclerc poursuit : « Pour permettre aux gens de sortir la tête de l’eau, il doit agir rapidement, et il doit privilégier des mesures structurantes à long terme à des mesures cosmétiques et ponctuelles. Dans son mémoire prébudgétaire, le Collectif met l’accent sur trois grandes recommandations qui vont dans ce sens. »</p>
<h2><strong>1. La couverture des besoins de base : un minimum</strong></h2>
<p>« Parmi l’ensemble des personnes qui vivent en situation de pauvreté au Québec, il y en a environ 800 000 qui n’arrivent pas à couvrir leurs besoins de base tels que définis par la Mesure du panier de consommation (MPC), rappelle madame Virginie Larivière, également porte-parole du Collectif. Pourtant, la MPC sert de <em>seuil minimal</em> en dessous duquel personne ne devrait se retrouver. Selon la <em>Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale</em>, le gouvernement est tenu de “rehausser le revenu accordé aux personnes et aux familles en situation de pauvreté, en tenant compte de leur situation particulière et des ressources dont elles disposent pour couvrir leurs besoins essentiels”. Pourquoi tolérer qu’une personne sur dix, au Québec, se demande comment elle arrivera à passer à travers le mois? Il est urgent que le gouvernement rehausse les protections publiques de façon à assurer à tous les ménages un revenu au moins égal à la MPC. »</p>
<h2><strong>2. Un salaire minimum à 18$</strong></h2>
<p>« Le Collectif revendique également une hausse rapide du salaire minimum, ajoute madame Larivière. Pour sortir de la pauvreté, il faut au moins 18 $ l’heure à une personne travaillant 35 heures par semaine. Avec la hausse de 75 cents prévue le 1<sup>er</sup> mai prochain, le taux passera à 14,25 $ l’heure, ce qui permettra à peine aux travailleuses et aux travailleurs de couvrir leurs besoins de base. Il est temps que le gouvernement cesse de se soucier uniquement du bien-être des entreprises et porte attention au sort des travailleuses et des travailleurs au bas de l’échelle. »</p>
<h2><strong>3. Réinvestissement massif et immédiat dans les services publics</strong></h2>
<p>En terminant, madame Larivière souligne que « les services publics jouent un rôle fondamental dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités socioéconomiques en participant à la redistribution de la richesse. Si la pandémie a rappelé leur importance capitale, elle a aussi révélé à quel point plusieurs d’entre eux souffrent de sous-financement chronique depuis des années. Et à quel point ce sous-financement a d’abord des répercussions sur les moins nanti∙es. Un réinvestissement massif et immédiat est nécessaire. »</p>
<p>« Voici quelques exemples parmi d’autres de mesures qui pourraient faire une grande différence dans la vie des personnes en situation de pauvreté :</p>
<ul>
<li>qu’Hydro-Québec procède à un gel des tarifs d’électricité en cette période de forte inflation et que le gouvernement redonne à la Régie de l’énergie le mandat de fixer le tarif résidentiel de l’électricité;</li>
<li>que le gouvernement respecte ses engagements et injecte les sommes nécessaires dans le programme AccèsLogis pour livrer le plus rapidement possible la totalité des logements sociaux déjà prévus;</li>
<li>que le gouvernement finance sans plus tarder un grand chantier de 50 000 logements sociaux en cinq ans par l’entremise de son programme AccèsLogis;</li>
<li>que le gouvernement augmente son financement pour les différentes formes de transport collectif afin d’assurer le maintien des infrastructures existantes et d’améliorer la desserte là où elle est insuffisante ou même inexistante;</li>
<li>que le gouvernement investisse, de manière récurrente, 460 millions $ supplémentaires dans le financement à la mission globale des organismes d’action communautaire autonome. »</li>
</ul>
<h1><strong> </strong><strong>En conclusion</strong></h1>
<p>Selon le Collectif pour un Québec sans pauvreté, pour lutter efficacement et durablement contre la pauvreté, le gouvernement doit nécessairement augmenter les revenus de ceux et celles qui y sont confronté∙es, mais il doit également améliorer, de façon continue et sans discrimination, l’accès à des services publics universels et de qualité. Et cela ne peut se faire sans une meilleure redistribution de la richesse collective. C’est ainsi que la réduction des inégalités socioéconomiques entre les plus pauvres et les plus riches, une autre des cibles prioritaires du Collectif, demeure indissociable des trois recommandations faites au ministre des Finances en vue du prochain budget.</p>
<p><em><strong>Le mémoire prébudgétaire du Collectif est accessible en ligne : <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/document/memoire-budget-2022/">https://archive.pauvrete.qc.ca/document/memoire-budget-2022/</a></strong></em></p>
<p><em><strong>Le Collectif mène une campagne prébudgétaire pour promouvoir ses recommandations. Toute l&rsquo;information ici: <a href="https://archive.pauvrete.qc.ca/budget2022" target="_blank" rel="noopener">https://archive.pauvrete.qc.ca/budget2022</a></strong></em></p>
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		<title>Hausse du salaire minimum: une autre occasion ratée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 18:51:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[Minimum 18$]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En se limitant à une maigre augmentation de 0,75 $ du salaire minimum, le gouvernement Legault rate encore une fois l’occasion de lutter contre la pauvreté, d’appuyer la reprise économique et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de rareté de main-d’œuvre, estiment les membres de la coalition Minimum 18 $. De plus, cette hausse ne pourra permettre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En se limitant à une maigre augmentation de 0,75 $ du salaire minimum, le gouvernement Legault rate encore une fois l’occasion de lutter contre la pauvreté, d’appuyer la reprise économique et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de rareté de main-d’œuvre, estiment les membres de la coalition Minimum 18 $. De plus, cette hausse ne pourra permettre à une personne seule travaillant à temps plein au salaire minimum de se sortir de la pauvreté, préviennent-ils. En raison notamment des augmentations marquées du coût de la vie ces dernières années, le salaire minimum aurait dû être haussé à 18 $ l’heure, font-ils valoir.</p>
<p>« Alors que l’augmentation actuelle du coût de la vie menace de nombreux travailleurs et travailleuses à faible revenu, cette hausse nous apparaît complètement déconnectée de la réalité », ont réagi les porte-paroles de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, de la CSD, de l’APTS, du SFPQ, du SPGQ, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, du Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS) et du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.</p>
<p>« Le gouvernement ne réalise pas que le salaire minimum actuel, qu’il soit à 13,50 $ ou 14,25 $, ne permet aucunement aux travailleuses et aux travailleurs qui le gagnent de vivre dignement. Avec une telle hausse, il envoie également un message aux employeurs : il ne faudrait surtout pas donner le coup de barre nécessaire en matière de rémunération pour réussir à attirer cette main-d’œuvre qu’ils se plaignent de ne pas trouver. Enfin, le gouvernement ne semble pas comprendre à quel point le salaire minimum constitue non seulement un moyen approprié de lutter contre la pauvreté, mais également un levier de relance économique. En ce sens, nous nous serions attendus à un plan clair de la part du gouvernement afin d’atteindre le 18 $ l’heure le plus rapidement possible. »</p>
<p>La Coalition reproche au gouvernement de persister à vouloir établir le salaire minimum à hauteur de 50 % du salaire horaire moyen. Pour le milieu syndical et communautaire, cette cible ne prend nullement en compte les besoins des individus et ne leur permet pas de vivre autrement que dans la pauvreté. Rappelons que, pour établir leur revendication à 18 $, les membres de la coalition ont pris en considération différentes données, notamment la mesure de faible revenu à 60 % de la médiane des revenus (MFR-60), un indicateur utilisé par l’Union européenne, beaucoup plus englobant que la mesure du panier de consommation (MPC), qui ne tient compte que des besoins de base (à savoir se nourrir, se loger, se vêtir et se déplacer).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Communiqué de la coalition Minimum 18$, qui comprend les groupes suivants:</strong></em></p>
<p><em><strong>CSN, FTQ, CSQ, CSD, APTS, SFPQ, SPGQ, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS), Centre des travailleurs et travailleuses immigrants</strong></em></p>
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		<title>Lancement de la campagne Minimum 18$</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrice Lemieux-Breton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 14:20:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[Minimum 18$]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nouveau consensus voit le jour au sein du mouvement syndical et communautaire québécois : le salaire minimum doit être haussé à 18 $ l’heure, et ce, afin d’assurer qu’une personne seule travaillant 35 heures par semaine puisse se sortir de la pauvreté. C’est la raison d’être de la coalition Minimum 18$, lancée ce matin, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un nouveau consensus voit le jour au sein du mouvement syndical et communautaire québécois : le salaire minimum doit être haussé à 18 $ l’heure, et ce, afin d’assurer qu’une personne seule travaillant 35 heures par semaine puisse se sortir de la pauvreté. C’est la raison d’être de la coalition Minimum 18$, lancée ce matin, qui demande au gouvernement de François Legault de tenir compte des réalités économiques actuelles lors de l’annonce relative à la prochaine hausse du salaire minimum, attendue dans les jours à venir.</p>
<p>Cette mise à jour devenait nécessaire en fonction de la hausse du coût de la vie des dernières années. Malgré le fait qu’elle a rendu désuète la revendication antérieure de 15$ l’heure, elle révèle le statut encore plus inapproprié du salaire minimum actuel de 13,50$, soutiennent les membres de la coalition. Cette dernière regroupe le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Front de défense des non-syndiqué-es, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, la FTQ, la CSN, la CSD, l’APTS, le SFPQ et le SPGQ.</p>
<p>« Il n’y a aucune raison, ni économique et encore moins morale, à ce qu’une personne travaillant à temps plein au Québec soit contrainte de vivre dans la pauvreté », ont fait valoir les représentantes et les représentants de la coalition lors du lancement de leur campagne ce matin. « Il est de la responsabilité de notre gouvernement de veiller à ce que tous les Québécois et toutes les Québécoises puissent, par leur travail, vivre dignement. »</p>
<p>« La pandémie aura révélé le rôle essentiel du personnel des résidences pour aîné-es, de la chaîne alimentaire et du commerce au détail, ont-ils déclaré. Or, une large proportion de ces personnes, majoritairement des femmes, doivent cumuler des emplois sous-payés, mais demeurent tout de même incapables de joindre les deux bouts pour faire vivre leur famille. En n’intervenant pas directement par l’entremise de la hausse du salaire minimum, le gouvernement cautionne cette marginalisation économique, cette exclusion sociale de centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, tout comme celle de leurs enfants. »</p>
<p>La vigueur actuelle de la reprise économique et les problèmes, omniprésents, de pénurie et de rareté de main-d’œuvre favorisent considérablement une telle hausse du salaire minimum, plaident les organisations syndicales et communautaires. Elles soulignent que les secteurs de la restauration et du commerce de détail, bien que ne représentant que 17% de l’emploi total au Québec, cumulent pourtant à eux seuls 44 000 postes vacants, soit 23% des emplois qui sont à combler à l’heure actuelle. Or, la moyenne des salaires offerts pour ces postes est de 15,07$ l’heure, bien en deçà de la moyenne de 21,80$ pour l’ensemble des postes vacants – et largement inférieure à la moyenne des salaires de l’emploi au Québec, qui se situe à 28,52$.</p>
<p>Pour effectuer la mise à jour de leur revendication relative au salaire minimum, les membres de la coalition prennent en considération différentes données, notamment la mesure à faible revenu à 60% de la médiane des revenus (MFR-60), un indicateur beaucoup plus englobant que la mesure du panier de consommation (MPC), qui ne tient compte que des besoins de base (à savoir se nourrir, se loger, se vêtir et se déplacer). À plus d’une reprise, les organisations membres de la coalition ont soulevé leurs préoccupations auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale quant au côté arbitraire de sa cible, soit un salaire minimum établi à 50 % du salaire moyen.</p>
<p>D’autres organisations syndicales et communautaires sont appelées à joindre la coalition au cours des prochains jours. C’est le cas de la CSQ, dont les instances démocratiques se prononceront sur le sujet à la mi-décembre.</p>
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